Sans trame

La fenêtre est ouverte.
Le volet, lui, fermé.
Le soleil est dehors.
Deux pauvres rayons traverses l’obscurité de la pièce.
L’atmosphère est pesante.

Le cendrier à explosé sur la table basse. Il ne se souvient pas de la dernière fois qu’il a été vidé. Ni utilisé, quand il y pense.

Les couvertures tombent, le réveil sonne. Errant à nouveau, quelques doigts pianote sur la table de chevet.

Je ne sais pas ce qui est le plus énervant, entre le réveil qui sonne encore ne l’ayant pas trouvé ou le verre qui vient de tomber à terre, et qui dorénavant ne pourra plus contenir quoi que ce soit, ni l’eau qui venait de s’écouler sur mon travail de la veille, ni l’alcool diffusant mes idées vagues.

Les pieds humides, je déambule mon mal de crâne jusque sous le pommeau de la douche. Mes songes nocturnes me coulent le long du corps. J’efface ce qu’il en reste avec mon essuie de bain.

LC’était le weekend, hier, toute la journée. Mon armoire à vêtement consistant en un tas soigneusement jeté par terre devant mon lit ne comporte que des chaussettes, et un pantalon. C’était aussi la journée lessive hier, me dis-je. Seul habitant dans cette grande maison, je le sais pertinemment.

Tout le reste de mes vêtements se trouvent en bas, sur l’étendoir devant la cheminée.  J’ai enfilé la première paire convenable, et entamé la descente de l’escalier, avec mon pantalon sous le bras.

Maintenant habillé, et enfin à la lumière, j’aperçois les trous dans mes chaussettes.
J’ouvre la fenêtre, ferme le volet, et me jette dans mon lit, remplaçant ce qui me couvrait le corps par la couverture que je remonte, après mon réveil.

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