Courant d’air

J’étais parti. C’était un fait. La pièce était vide. Vide de sens, vide de coeur. Il fallait me changer les idées. Car en pleine journée, les lumières allumées, je ne voyais pas plus loin que le bout de mon nez, assommé par la noirceur de mes pensées.

C’est en milieu de soirée, en rampant, tâtant à tâtons que j’ai finalement trouvé la porte, celle du salon. Celle qui après une série de meubles et un escalier menait à l’autre porte, celle de l’entrée.

Le bruit assommant, l’odeur désagréable, les phares qui t’aveugle, tout ce que j’aimais, me disais-je, laissant tomber un coin de sourire comme ce centime qui tombe de la poche de ta veste de laquelle tu venais de retirer ta main pour prendre ton portable et regarder l’heure. Je ne savais pas de quel coté me diriger, mais l’heure, ça, je pouvais vérifier.

Et l’heure indiquait “Sens interdit”. C’était un fait, la pièce était vide et je ne reviendrais pas.

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