Lumière d’hiver

Couché sur l’herbe gelée, j’observe
Le vent qui croque, le ciel qui bave
Tous deux d’une froideur tardive
L’un en flocon, l’autre sifflant.

Il chante le retour du printemps
Lui qui finalement se fera prier
Le ciel, quant à lui, termine sa nuit sur l’oreiller
Leur aventure me rassure

Contre le sol, Je vois l’espace que je prend
Je vois différement, précisément
En détail, l’inutile, que je crois
Que je me dit, le minuscule.

Le si simple, le si beau
Un vert d’hiver, un brun d’automne
Un blanc coton, un pull de saison

Les derniers rayons de lumières sont couchés
Et dans un horizon, loin du miens,
Ils déroulent à nouveau leurs manigances
Les étoiles n’ont que faire de ce spectacle devenu machinal
Et continue, de jour, comme de nuit, de tapisser le ciel
Et moi dans ce mois d’hiver, couché sur l’herbe gelée
J’observe une pièce fabuleuse en complexités

Ps :  si tu peux, regardes par la fenêtre, ou mieux, vas te coucher dans le jardin avec une couverture s’il le faut, mais profite de la vue, de l’herbe gelée, et des lumières d’hiver.

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