Un pas après l’autre

Sous ma triple couche de couverture
Parfois j’ai froid, et va savoir pourquoi
La nuit je lance tout sur le coté
Uniquement pour avoir une raison de m’éveiller

Je suis taquin, endormis
En colère éveillé, contre le “moi” de la nuit
Loin d’avoir trouvé une solution
Je replace les draps, les édredons

Il est tard, enfin, il l’était
La nuit est encore noire
L’hiver est sans bruit
Le silence me berce

Le temps passe, ma bataille continue
Entre le bout du lit qui se découvre
Et les oreillers qui s’échappent
Je ne sais plus où donner de la tête

A nouveau sous ma triples couche de couverture
J’ai froids, et cette fois il faut se lever
Le courage est s’est levé un peu plus tôt
Je reste là, dans un cocon, porte ouverte
Puis je me lève, d’un bond
Quand c’est bon, c’est bon
Et la, surprise, dehors il neige

Je suis un enfant, ma joie m’anime
Sans perdre une minute, je me lève
Pas le temps de s’habiller, il faut aller voir, sentir, respirer
Le sol est froids, froids sur mes pieds
L’air est mordant, ancré sur mes mollets
Je laisse des traces, des empreintes, comme tous ceux avant moi

De ma triple couche de couverture
Celle d’en dessous de laquelle j’avais froid
Je suis passé, presque cul nu, au tapis enneigé des grands rois

Le poème qui va avec l’image de ce matin !

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