Coup de coeur

Je suis un monstre.

Il y a un monstre, il est n’est pas conscient d’être monstre.

La conscience le voit.
Elle n’est ni
Je, ni lui.
Mais il est là.

Et je l’écoute.

Que suis-je si je le laisse passer ? Le
laisse abuser de ma naïveté ?
J’ai honte. Honte de ne savoir que
faire.
Il est en rage. Il voit tout. Il a peur. Peur de rater.

Grand, et sombre. Il avale tout.
Pointu, déchirant, il détruit tout.
Il n’essaie pas de
comprendre. Et je ne vois que lui, de l’intérieur.
J’essaie de
fermer les yeux. Pour découvrir qui je suis, quand il ne m’atteint
plus.
Jamais assez fort. Les échos de ses cris raisonnent mes
pensées engourdies.

Où est passé ma force ? Oh, elle
flotte avec le reste. Mon courage, un courage universel que je ne
muscle pas assez. Un projet que j’ai vite abandonné. C’était facile
de lâcher.

Plus facile encore de se fâcher. J’ai
ri. Ri comme un fou, fou que je suis.
A en oublier pourquoi. Si un
jour j’ai su.

Puis j’ai pleuré. Comme si à jamais
les portes s’étaient fermées.

Pourtant elle sait, la conscience que
j’exploite, qu’il y a mieux, plus loin.
Je l’exploite ? Elle
m’apprend ? Je prends tout, de toute façon. C’est pas un choix,
juste mon être.

Je suis un arbre. Et je ne peux manger
que ce pour quoi je suis fait.

Il était amusant de croire que mes
branches porteraient leurs fruits, comme un ajout à la vie de mes
connaissances et découvertes. Hors, ces fruits ne seront que le
mélange de ce que j’ai mangé, dans une dose calculée ou
hasardeuse. Quel prix faudra-t-il payer pour qu’un jour je sois
?
Qu’un jour,  sans temps, conscient de mon inconscience dans la
paix la plus totale.

Sérénité qui, cherchée n’est que
problème. J’aimerais comprendre.

Mais il n’y a rien à comprendre, Je
est là pour expérimenter ce qu’il y a à expérimenter.

Le monstre veille à ce que je ne lâche
pas prise. Je suis las. Las de la sérénité que je suis au fond
mais qui ne daigne pas se révéler.
Je suis une guerre et la
bataille finale est la première.

Mes héros sont muets. Les monstres d’en
face ne sont que miroir, reflet de notre propre volonté, brisée.

Qui ramassera mes morceaux, quand la
première larme coulera ?
Qui du Je ou du monstre écrit ?
Aucune
importance, il n’y a pas de lumière sans ombre
Pas de point sans
phrase. Pas d’histoire sans moi.
Car j’existe, avec ou sans fin

Il serait simple de croire que j’écris
parce que je pense. Que j’écris ce que je pense.
J’ai choisi
d’écrire. Je le crois.
Le monstre est silencieux ? Non, il
écoute, attentif.
Il participe. Il me contrôle, je le contrôle.
Ensemble, nous sommes une expérience qui tente de s’exprimer. Seule,
la conscience nous observe et nous guide, parfois.

Je ne sais plus, j’ai juste mal. Pas
mal d’être. Mal de savoir.
Suis-je ou parais-je ?
Une
succession de lettre démontre juste l’inefficacité que j’obtiens à
tenter de réfléchir tout haut, en mot. Le reste,
l’inexprimable.
La chaleur d’un corps contre lequel je peux
m’étendre. La luminosité d’un astre devant lequel j’épanouis mon
sommeil grandissant. Le jeu d’une colère de fortune à la vue de la
jalousie d’une vie que je ne voudrais plus avoir. Ceci n’est
qu’arrogance, à coté de ce que je ressens. Pourquoi ne nous a-t-on
pas octroyé les mots divin, ceux qui se prononcent et s’exprime
pour enfin être entendu de soi-même ?
Si un jour le monstre et
Je converse avec la conscience, alors peut être cesseront-ils leur
existence, et je n’aurai plus à écrire.
Plus à lire, plus à
dire.
– Pardonnez mon insolence, je ne voulais pas vous coupez.
Cependant, je ne saisi pas le moindre sens dans ce que vous dites,
pourriez-vous être plus clair ?
– Je

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s