Autoportrait/L’amour nous dévore

Ma chère et tendre Anna,

Le temps, à ne plus le regarder passer, s’est dépêché de laisser sur moi sa marque. Il est l’heure de déposer ma plume, mais avant, je souhaite l’honorer une dernière fois, comme le veut la coutume.

Je crois que tu sais mieux que personnes à quel point j’ai apprécié chaque jour de ma vie. Combien j’ai savouré chaque heure, chaque minutes avec une patience infinie et l’amour qui la complète.
Il m’est aussi arrivé d’être injuste par moment, plein de colère et mauvais face à l’adversité. Je n’en nie rien, au contraire, je sais que j’avais à apprendre, et j’ai appris. Aujourd’hui, je suis capable de gérer cette animosité qui alourdissait mon cœur et mes relations. Je suis bien plus au fait de mes émotions.

J’ai réalisé tout ce que j’avais à réaliser. Je crois que je ne pourrais pas partir plus serein, plus enchanté. J’ai été messager, poète, puis écrivain. J’ai connu l’infortune, le succès, puis la célébrité.
Demain, je me demande ce qu’il restera de mes œuvres. Seront-elles oubliées, seront-elles glorifiées ? Même si les questions me viennent à l’esprit, les réponses m’importent peu. A partir du moment où je déposent les mots sur le papier, ils sont libres comme les dieux, et moi plus léger.

Plus qu’un écrivain, plus qu’un poète, plus qu’un messager, si je suis né, c’est pour te rencontrer. C’est pourquoi je te dédie mon dernier poème.

Ma tendre Anna, amour parmi les amours,

Depuis notre première rencontre et jusqu’à ce jour,
Aucun regret n’est venu me faire la cour.


J’ai égaré des souvenirs au creux de tes sourires.
De ces moments passagers, je ne retiens qu’une chose.
Tu m’es précieuses et j’en connais la cause

Ce n’est pas

uniquement pour tes rires
Qui pourtant m’arrosent le cœur et le font fleurir.
Ce n’est pas non plus pour tes soupirs
Qui pourraient me valoir mille raisons de souffrir.

Non, ce qui chez toi me fait toujours rougir,
C’est ce je-ne-sais-quoi très subtile.
J’ai bien du mal à l’écrire.

Il soutient mon âme face à mes torts.
Avec justesse il souligne mes efforts.
Devant ma détresse il sait se montrer fort.
Te rends-tu bien compte que tu abrites ce trésor ?

Anna, ma tendre Anna,
Ces derniers mots sont pour toi.
Amour parmi les amours,
Depuis notre première rencontre et jusqu’à ce jour,
S’il fallait le refaire, je dirais oui, encore oui, et oui toujours.

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