Cinq fois

Le continent d’Or fut témoin de tout temps,
De petits et de grands événements.
Certains se sont étalés sur plusieurs siècles
De ceux là, je me délecte.
D’autres, que l’histoire a gardé en mémoire
Ceux là, je les garde pour un autre soir.
Et enfin, ceux que les hommes ont volontairement oublié,
C’est l’un de ceux là que j’aimerais vous conter.

A l’heure où les ombres dansent autour des flammes,
A l’heure où les sages reposent leur âme,
Madéa, elle, prends soin d’affûter sa lame.

Sa naissance n’a rien d’extraordinaire,
Elle a grandit sans drame, avec l’amour d’un père et d’une mère.

Et même si jusque là, rien ne la prédisposait à remplir les cimetières,
Croyez moi, la suite s’annonce digne des Récits Légendaires.

Peu nombreux sont ceux qui savent ce qui l’a encouragé à s’en aller.
A quitter son village et ses parents qui avec cœur l’avaient élevée.
Car la plupart de ceux avec qui son chemin s’est aligné,
Ne sont aujourd’hui plus là pour en parler.

Quand quelqu’un pénètre son domaine,
Il est prévenu, par toutes les voies,
Il devra causer nulle peine.
Le cas échéant, il n’a d’autre choix
Il doit payer de sa vie, telle est la loi.

Les arbres lui apprennent à protéger
Et nourrir le futur.
Le vent lui chante le passé,
Et les vieilles aventures.


Sonnant comme le cuir d’un tambour,
Arno écrase le sol d’un pas lourd
Il crie devant à qui peut entendre
Qu’il n’est pas là pour apprendre.

Les rivières passées ont sculpté les présents chemins
Elles laissent des traces qui guide le novice.
C’est en les suivant qu’il rencontre les anciens
Ceux dont la sagesse en ce temps est propice.

De la terre, du gravier, des pierres,
Je regrette déjà les pavés de Toreigne.
Si ce domaine était sous mon règne,
J’éclaircirais cette route sans lumière.

Les Orems, discrets, mais présents,
Dispersent aussi leurs secrets dans le vent.
Il suffit pour les obtenir,
D’offrir quelques baies que l’on vient de cueillir.

Laissez moi rire, lance Arno,
S’approchant d’un buisson bien remplis
Plutôt mourir que partager ce cadeau
Le vent me cédera ses secrets, c’est écrit.

Qu’il soit pauvre ou de haute lignée,
S’il incarne le mépris, il goûtera à l’épée.
Qu’il soit pauvre ou de haute lignée,
La loi sera appliquée.

Qu’il soit pauvre ou de haute lignée,
Exécuté, il ne peut qu’accepter.

Qu’il soit pauvre ou de haute lignée,
Le bois, par l’Ambre, est gardé.

Son nom est Madéa, Ambre des bois d’Ororo,
De son histoire, je vous offre ce morceau.
Si elle protège ce domaine,
C’est par amour, et non par haine.
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