5M – Too late

She looked around quickly, to see if anything had been taken. The place was dark. The lights were broken. She tripped on something before the fridge. She hopped that going there would give her a glimpse of the place.
Too bad, she found something else. When the light of the fridge helped her make something out of the thing she tripped on on the floor, it was too late. The face of her husband, eyes open, tongue out was engraved.
Someone came at the door which she left open.
“Police ! Is anyone there ?”
She started crying not knowing what to do.
She looked in the direction of the door before turning away from the flashlight the inspector was pointing on her, along with a gun.

5M – Flashy green jacket

She stood out from the crowd because of her jacket. It was a flashy green. The kind of green you don’t want to wear unless you’re from the old seventies and skiing. She was young though. Too young to be dead. As every murder scene, carnage in this case, the senior inspector was late to arrive. Her name was Helen. Helen Richardson. Never smiling nor talking unless she needed to. I only knew her name because I saw it on a file I had to review for her. I’m Desmond, her assistant
This morning, she actually talked to me. A question, of all things.
“Did you slept well ?” she asked.
I though I was still dreaming, so she went again. How was your night, Desmond ?
“Hrm… alright ma’am. And you ?” I muttered, intrigued.
She did not answer of course. Something else was on her mind.

Jour 89 – L’obscurité avait une forme sans perspective.

L’obscurité avait une forme sans perspective. Si je ne connaissais pas déjà le chemin, je me serais retrouvé, comme tant d’autre l’ayant arpenté aux heures tardives, à perdre la vie pour une ou deux pièces d’or seulement. Ici, mauvaise nouvelles pour les fripouille apprenties hors-la-loi, j’avais bu tout mon or quelques heures auparavant. Je revenais, fatigué et saoul, faire naufrage dans ce qui me servait d’abris la nuit. Un vieux tas de planches informe et obscur.

Poème moi un mot – Pluie.

Le monde est un écrin dont elle se sert volontiers.
Allant des feuilles vertes des arbres aux murs rouges de briques,
Ses perles sont soigneusement déposées sur toutes les surfaces.

Un rayon d’or les dévoiles aux heures des rêveurs,
Offrant au soleil l’occasion d’observer une terre constellée d’étoiles.

Elle est plus agréable à observer quand elle est tombée
Néanmoins c’est avec un plaisir certain que je cours sous son rideau
Pendant que d’autres se contentent d’y voir un mauvais temps.

La vie est une aventure dont je perds de moins en moins l’essence.

Voilà deux mois que je caresse ma fainéantise dans le sens du poil. Réveil aux aurores d’une séries plus intéressante et plus animée que le moindre instant de ma propre vie. Il est souvent midi passé, quand j’arrive à faire l’effort de sortir un bras des couvertures pour trouver une accroche à cette société dont je ne voudrais plus entendre parler.

Hypnotisé, je descends le fil d’actualité d’un réseau ou d’un autre. Des nouvelles histoires, chaque jour, différentes sans l’être vraiment. Et pourtant, je reste là, scotché jusqu’à ce que l’idée de déjeuner me vienne à l’esprit. Faible motivation. Si je prends ma douche, que je m’habille, et que je déjeune. De quoi sera fait le reste de ma journée ? C’est bon, une heure ou deux de plus au lit ne me tuerons pas.

Une heure de plus ou deux se transforment en semaines de léthargies dont le souvenir, plus que flou, est devenu nauséeux. Je préfère ne pas m’en rappeler. Je ne me lève plus que pour mieux me recoucher. Les jours passent car il le faut bien, mais en vrai, je ferais bien sans.

A quel moment ai-je arrêté de vouloir que ma vie soit une aventure moins intéressante et moins animée que les séries réservées au vendredi soir ? C’est terrible, j’ai laissé débordé ma flemme. J’en ai fait un océan sans terre en vue. Le radeau de mon infortune est de ma propre essence. Dès lors, qu’aurais-je à gagner de le détruire, si ce n’est de provoquer ma propre perte ? Me noyant dans cette titanesque étendue d’incertitude et de peur. J’entends déjà les jugements depuis le continent.

Si ces deux mois sont terrible car j’ai pris conscience qu’à la surface, ne se reflétait pas la personne que je souhaitais incarner. Je préfère, et cela avec volonté, même incertaine, noyer cet homme que je ne voudrais être.

Ma dernière énergie, née de ma prise de conscience de cette perte de temps que je tentais de sauver malgré tout, me sers bien plus que je ne l’aurais cru. J’ai découvert une terre. Pas si loin. Bon, il faut faire quelques efforts. Inspirer. Plonger. Refaire surface.Maintenant que j’y jette un autre regard, la titanesque étendue d’eau n’est autre qu’une piscine gonflable de laquelle je peux sortir à tout moment. Je n’ai pas besoin de sortir du lit ou de connaître l’heure pour déterminer ce que j’attends comme aventure de la vie. Mais j’en sors car je souhaite les vivre.

Just fine

Today there was a girl
From the other flat
The walls are so thin
I heard her crying

I never know
How to react
To simple things
This is a fact

I did nothing
But listening
She was in her bath
For sure in the dark

The days are passing by
And I don’t hear a thing
Not the bath being filled
Nor the water running

I ran into her the other day
She tried to smile and said
“It’s been some weeks now
I might be just fine soon”

I’m counting the nights
Cause I can’t sleep
I know she isn’t fine
But she will be, right ?


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Mon inspiration pour ce texte est une chanson de Dodie Clark.