Mon bout de bois – 2

La nature avait repris ses droits. Le royaume voisin avait envoyé plusieurs missives implorant une action du seigneur de ces terres de s’occuper de ce problème envahissant. Les rampantes rampaient, et les volants volaient. Distribuant leurs “mauvaises” graines à toutes têtes prêtes à les accueillir s’étendant ainsi comme le chiendent. La faune et la flore avaient envahis l’espace…

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Envahis ? Non, ils avaient repris leurs place dans ce que je me suis approprié et que j’ai nommé mon bout de bois. Et je compte bien leur laisser. Enfin, j’ai quand même envie d’en profiter un peu moi aussi. Ne suis-je pas un animal, après tout ?

A première vue, je comprends les inquiétudes du voisin. Cependant, je vous jure. Là, il y a déjà une certaine tenue. Depuis quelques temps, j’opère petit à petit. A droite, un tas de bois, qui parfois diminue. Je pense que je vais utiliser les belles et grandes souches comme banc, ou refuge pour oiseaux et autres créatures passant par ce lieu.
Il serait fort appréciable de croiser l’un ou l’autre lutin, pour qu’ils puissent m’apprendre les ficelles du métier :
– Dompter les limaces et autres gastéropodes à coquilles.
– Nourrir les oiseaux.
– Discuter avec les campagnols.
– Jouer avec les chats “sauvages”
– Fêter le silence des végétaux.

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A gauche, il y a la vigne. Elle à pas l’air jouasse. Je l’ai complètement taillée. Je regrette un peu. J’espère qu’elle me pardonnera. Je lui donnerai de quoi s’entendre et s’étendre avec moi quand j’aurai monté notre terrain d’entente.
On voit aussi que la réserve d’eau est bien mal en point. Elle n’a plus été approvisionnée depuis maintenant deux ans. Pour une raison bien simple. Elle ne retient plus rien. Le robinet est cassé. Il faudrait le remplacer, cependant, je n’ai pas toutes les infos à ce sujet. Il me manque une clé spéciale, je pense.
A droite, un figuier. Pas de figue cet été. Il a préféré s’étendre. Grand bien lui fasse.

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J’ai taillé pas mal d’arbustes. J’ai toujours écris ça arbustre. Sans doute pour que ça coïncide mieux avec le mot arbre et ses deux “r”. Cassis et groseilliers.

Derrière ces deux-ci, après fauchage, j’ai trouvés quelques champignons, laissé sur place. J’espère qu’il s’étendront. Mais surtout, un vieux composte, au centre. Il a un peu plus d’un an. J’y ai trouver de l’ail qui à germé. J’ai séparé les gousses et les ai planté autour du figuier. Eût’il en avoir l’utilité.

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Un vieux banc. Il n’a pas l’air bien en point. On peut toujours s’asseoir dessus, cela dit.

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On ne voit pas bien la différence entre ce qui est “paillé” et la “pelouse” On verra plus tard. Je n’y accorde aucune importance. Aujourd’hui je sais que la terre sera prête à recevoir les nouvelles plantes au printemps prochain. En attendant, je suis patient.

Sur la droite, deux bois et une souche coince une planche. Ceci pour simuler la présence d’un mur. J’essaie de faire des boutures de noisetier. Histoire de rendre à mon boit de bois, sa fameux et élégant coin boisé.

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J’ai beaucoup gagné à sortir travailler au jardin ce jour là. De droite à gauche, pour une fois. Deux racines de pissenlits me feront de nouveaux de bonnes et intrigantes potions de nettoyage intense. L’expérience est, jusqu’à présent, sans grand effet notoire.

Une salade. Le voisin me l’a offert. Enfin, non. Ce n’est pas comme ça que ça à commencé. Je faisais des tours de tondeuses dans tous les sens. Lui, bêchait son terrible chiendent. Il le destinait aux poules du voisin. Le poulailler se trouve au fond de mon jardin derrière les sapins. Le voisin qui jardine, lui est à gauche. Celui qui à des poules, à droite.
Au détour d’une conversation avec celui de gauche. J’ai fait comprendre que ce qu’il désignait comme être un fléau, le terrible chiendent. Je le voyais comme un trésor, mon futur paillage. Ni une, ni deux, je lui permis de tout envoyer sur mes parcelles. J’ai eu droit à son chiendent, ses pieds de tomates, ces vieux fraisier devenu moins productifs. Une partie est partie en petit morceau au grand compost, celui du fond du jardin, j’ai parlerai plus tard.

L’autre partie, le chiendent en tout cas, à été conservé bien précieusement, raffiné, replanté pour une part, et mis en paillage pour l’autre.

Au détour de ce compromis et pour se sentir mieux dans ses bottes, le jardinier voisin m’a offert en plus de son autre récolte, une belle et rayonnante salade.

A gauche de cette dernière, c’est mon nouveau sécateur. Celui ci a coûté plus cher. J’espère qu’il tiendra mieux que l’autre. Pour le moment, rien à redire.

A gauche encore, voici de quoi nourrir le sol, un bout de bois en fin de carrière, retournera bientôt sur scène pour sa dernière pièce “Décomposition six pieds sous terre” Dans laquelle il incarnera l’hôtel à insecte et autres créature du sol, jusqu’à ce qu’il se fasse dévoré et réduit en bouillie pour enfin se mélanger à la terre locale.

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Les topinambours ont poussé volontairement et sans préavis. J’en ferai de même pour leur récolte. Merci anonyme. (C’est le buisson de tige à feuilles jaunâtres/vertes sur la gauche)

Derrière et sur la droite, c’est la zone du grand compost. J’y jette pas mal de chose, elles s’y décomposent. J’y reprends de la terre, et la distribue dans le reste du jardin.

A droite, une souche et ses racines que j’ai retiré du sol, il y a un moment. Je l’ai surélevée pour qu’elle ne repousse pas. C’était un weigélia. Il est connu pour s’acharner à repousser. D’ailleurs, il a fait plein de rejet, même hors du sol. Rien qu’avec la terre restante autour de ses racines. Pour le faire sécher, et abriter par la même occasion toutes sortes de choses, je l’ai posé sur un morceau de vielle échelle en bois posée lui même sur deux souches appartenant au tas de bois de la première images.

Devant cette étrange “sculpture” se trouve son ancien emplacement. J’ai essayé d’y faire poussé des courges. Et y ai placé des bâtons, pour qu’elles grimpent dessus. Les limaces les ont mangé d’abord.

Aujourd’hui, heureusement, je crois que les lutins y habites, car plusieurs maisons champignons y ont poussées. J’espère qu’ils dompterons au moins les limaces de cette zone. Comme ça je pourrai planter des courges l’année prochaine sans qu’elles ne se fassent dévorer.

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J’ai tant de chose à apprendre. J’espère que la nature est patiente.