Les voyages dans le temps

Revenir sur les plaines de Vasmnyir avant qu’elles ne soient inondées par le sable et les dunes. Les rivières et les fleuves, véritables veines du royaumes permettent de s’y déplacer au gré du courant, ou à contre sens. Vaemar, sa citadelle, ses alentours peuplés consciencieusement alternent entre maisonnettes et champs de culture. A cette saison, on peut y observer une couverture dorée reflétant la richesse la plus fertile de cette partie du continent.

Les nombreuses guerres ravageant les frontières ? La vie des habitants de cette partie du royaume se fait sans jamais en entendre parler. Ils se sont battu au front pour gagner leur parcelle et maintenant ne pense plus qu’à celle ci. Ne vivent que pour leur sérénité et feraient tout pour la garder intacte.

Les yeux rivés vers le lointain, le magicien voyage silencieusement à travers ses souvenirs.

“Tu vois Antonin, quand je regarde ces dunes de sable, je ne peux m’empêcher de rêver de l’ancien monde et de ses habitants,” dit Serano.

Son vieil ami au chapeau garde les yeux sur l’horizon un temps avant de lui répondre.
“Je regrette les plaines, les rivières, la couleur des champs. En revanche, l’ancien monde et ses habitants ne me manque nullement. Sans être insensible à leur sort, ce grand désert reflète à merveille la richesse de leur dévouement.”

Les voyages dans le temps

Nouvelle scène à découvrir en texte et en image.

Revenir sur les plaines de Vasmnyir avant qu’elles ne soient inondées par le sable et les dunes. Les rivières et les fleuves, véritables veines du royaumes permettent de s’y déplacer au gré du courant, ou à contre sens. Vaemar, sa citadelle, ses alentours peuplés consciencieusement alternent entre maisonnettes et champs de culture. A cette saison, on peut y observer une couverture dorée reflétant…

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Première fois

Chaque grain de sable, chaque inspiration, chaque mouvement comme autant de poignards sous les pieds, d’épais nuages dans les poumons, d’opportunités d’arriver au bout de ses forces.

Le désert de Vasmnyir s’attaque à Serano dès les premiers pas lui rappelant le témoignage du vieil homme dans l’auberge, la nuit précédente.
“De tous ceux qui prétendent l’avoir traversé, très peu rendent justice à son atmosphère étouffante, ni à l’élégance de ses dunes et à juste titre. Leur grandeur, aussi splendide soit-elle, pâlit devant la liste de ses victimes.
Que ce soit dans la fuite forcée et risquée du plus misérable hère ou l’ambition nauséabonde et conquérante du plus privilégié des seigneurs, Vasmnyir avale les âmes des hommes comme Ismeer attend le Raenor, sans fin.”

Après à peine quelques instants, la fournaise oblige Serano à sortir sa gourde et à en vider le contenu d’une traite. Sa tête s’allège et son sang pulse dans les veines. Un regain de fraîcheur, bref, néanmoins demandé par chaque centimètre de sa peau pourtant couverte.

Cette pause prématurée lui offre l’occasion de regarder derrière lui. Une vue dégagée sur les bois aux pieds de Raevreg dont il aurait aimé se passer. La simple apparition de ces bois lui rappelle avec une intensité ardente que ce désert inhospitalier voir malveillant ne connaît ni la fraîcheur de l’aube, ni la brise du soir, seulement la brûlure du vent la nuit et la caresse barbare du soleil le jour.

Si les regrets aurait pu lui faire rebrousser chemin, Serano n’a aujourd’hui plus d’autre choix que d’avancer. Tous lui ont ri au nez, mais lui n’a jamais douté. Après toutes ses recherches, il est convaincu que Vasmnyir n’est pas désert. Qu’au beau milieu de cette étendue de sable se trouve une citadelle.

La Tour de Vasmnyir fait partie de nombreuses légendes sur le désert. L’histoire est racontée aux enfants de Val Aeto et des alentours de Raevreg le soir pour leur éviter une mauvaise aventure entre les dunes. Ceux qui Dansent leur sont présentés comme des monstres né du désespoir d’êtres ayant tenté de traverser Vasmnyir sans succès. Ils emporteraient quiconque foulant le sable dans leur danse macabre et tourmentée.

Loin d’être inconcevable, pour Serano, le danger que pose Ceux qui Dansent n’a pourtant rien de fantastique ou de monstrueux. La légende se garde bien de détailler leur apparence si ce n’est pour leur masque blanc à corne et leur manteau rouge de sang, référence à l’anonymat des victimes et leurs brûlures extrêmes.

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J’ai déjà écrit sur Serano dans l’édition précédente. Vous pouvez le retrouver ici et =)
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PS : Je serai loin d’internet à partir du 2 Août ce qui m’empêchera momentanément de continuer ce défi que j’adore. Cependant, je devrais avoir peut-être l’une ou l’autre scène à programmer d’avance, j’espère hehe. Et puis je reviens dès le 13 Août, avec toute la force et l’inspiration que ces quelques jours dans le sauvage m’auront apportés pour terminer ce défi en beauté 😀

Fantôme

Ses bottes, son pantalon, ses gants, même ses sous-vêtement en sont remplis. Des plages d’Ismeer au sud du continent d’Or jusqu’aux première forêt du Val Aeto, le sable a tout envahi.

Serano ne sent plus ses membres. Face contre terre, sa bouche qu’il laisse grande ouverte ne semble plus lui appartenir et sert, tant bien que mal, de premier couloir pour l’air que son corps continue à demander.

La chaleur du jour se grave sur ses lèvres qu’il peine à garder humide. Il a vidé les dernières gouttes de sa gourde il y a deux jours déjà.

Demain, il n’aura plus besoin de se préoccuper ni du sable, ni de marcher, ni de l’eau, et encore moins de l’air. Demain, il dansera avec Ceux des Sables.