Les voyages dans le temps

Nouvelle scène à découvrir en texte et en image.

Revenir sur les plaines de Vasmnyir avant qu’elles ne soient inondées par le sable et les dunes. Les rivières et les fleuves, véritables veines du royaumes permettent de s’y déplacer au gré du courant, ou à contre sens. Vaemar, sa citadelle, ses alentours peuplés consciencieusement alternent entre maisonnettes et champs de culture. A cette saison, on peut y observer une couverture dorée reflétant…

View On WordPress

Poème

“Épée à la main
Danse au présent

Un courant ascendant
Garde fraîche la cour du temps

La justice ancrée dans la matière
Elle se compte par trois

Bercé par l’agitation
Il crie parfois”

Je trouve prodigieux cette façon qu’ils ont d’écrire et dessiner des choses aussi farfelue les unes que les autres sans jamais se fatiguer. C’est le cinquantième que je trouve de cet auteur, et le sens est encore bien manquant. Je suis pourtant convaincu qu’une clé est dissimulée quelque part.

Le jour où j’ai oublié

La bibliothèque, qui jusque là avait été un refuge pour moi, s’efface peu à peu de ma mémoire. Le hall d’entrée avec son arche ouverte vers l’extérieur face aux première rangées de livres me donne l’impression que le savoir a l’envie de se mouvoir hors de ce lieu. Ces livres soigneusement triés et rangés sur des étagères à perte de vue. Tant vers l’horizon que vers les étoiles dont le plafond, à peine distinguable tant il semble distant, est recouvert en partie.

De ce hall d’entrée démarre une allée centrale. Assez large que pour y circuler en charrette dans les deux sens, elle mène vers une grande salle de lecture. C’est dans cette dernière que je parcours les matières qui m’intéressent, à savoir, l’astronomie, la mythologie et la magie élémentaire. Les ouvrages sont diverses et variés et il est parfois difficile de garder un semblant d’organisation tant leurs nombres tend à grandir au fur et à mesure que j’arpente de nouvelles allées.

Je pourrais ouvrir une nouvelle bibliothèque dans Val Tereigne avec à peine la moitié du nombre de travaux sur l’astronomie que j’ai consulté. Je connais cette matière comme ma poche, et ai cessé depuis longtemps de m’y intéresser. J’apprécie d’ailleurs le clin d’oeil fait à l’étoile du matin au milieu du hall d’entrée et son homologue sur le plafond.

Les essais sur la magie élémentaire sont nombreux mais bien trop lacunaires. D’aucun passés entre mes mains je n’ai pu tirer une information applicable pratiquement. Composés principalement de témoignages accompagnés de poésies et schémas incompréhensibles, je me suis résolu un temps à laisser cette matière de coté pour un temps.

Pour ce qui est de la mythologie, toute les allées aborde le sujet dans au moins un volume d’une manière ou d’une autre. Même les ouvrages sur la magie élémentaire ont pu m’offrir des éclaircissement sur Or, Divin parmi les divins.

Cette bibliothèque abrite une dizaine de moines et à peine plus de novices ce qui remet sensiblement en question la grandeur extravagante de son architecture. Pourtant, le soin et la méticulosité apportés à cette réflexion n’en sont que d’autant plus brillants de justesse quand on sait à quel point chaque espace et chaque temps sont nécessaires à l’avancée ondoyante et individuelle des membres à l’aurore de leur propre Rayonnement.

Aujourd’hui, ce hall d’entrée, cette grande salle de lecture et toutes ces allées et venues des autres apprenants se fondent dans leur conception propre. De ces concepts, ils ne restent plus que l’idée, estompée, lointaine et imperceptible. La flamme du savoir m’a consumé et comme l’encens. Je me diffuse peu à peu, grain après grain, mot après mot. Jusqu’à ce que de moi, il ne reste plus que le souvenir dans la tête de ceux qui ont partagé ma vie, ou plus brièvement croisé ma route.

La chaleur de mon état est indescriptible. Je la vis et en profite.

Poème

Nouveau poème pour illustrer les nombreux essais sur la magie disponible au sanctuaire.

“Épée à la mainDanse au présent

Un courant ascendantGarde fraîche la cour du temps

La justice ancrée dans la matièreElle se compte par trois

Bercé par l’agitationIl crie parfois”

Je trouve prodigieux cette façon qu’ils ont d’écrire et dessiner des choses aussi farfelue les unes que les autres sans jamais se fatiguer. C’est le cinquantième que je trouve de cet auteur, et le sens est encore…

View On WordPress

Le jour où j’ai oublié

Nouvelle histoire sur mon blog pour 30jourpourécrire, bonne lecture =)

La bibliothèque, qui jusque là avait été un refuge pour moi, s’efface peu à peu de ma mémoire. Le hall d’entrée avec son arche ouverte vers l’extérieur face aux première rangées de livres me donne l’impression que le savoir a l’envie de se mouvoir hors de ce lieu. Ces livres soigneusement triés et rangés sur des étagères à perte de vue. Tant vers l’horizon que vers les étoiles dont le plafond, à…

View On WordPress

Je ne sais pas ce qu’il s’est passé. J’ai senti la chaleureuse douceur de ses lèvres dans le cou et en ouvrant les yeux, j’étais seule dans le lit.

La couleur de ses yeux était brouillée dans l’artifice qu’était le bal de mes pensées. Organisé par mon sommeil et illustré par la nuit, je n’avais pas la moindre idée quant à son ambition. Le volume de ses cheveux ondulés courait sous mes doigt comme les légions d’Ogémor sur Llon, sans jamais faiblir. J’ai gardé de ces mains un souvenir. Celui de la descente contre mon ventre, soudaine et vive comme un barrage qui cède en plusieurs vagues.

Une cascade, l’eau qui frémis, la pression sous sa force incontrôlée, j’ai cherché à me défendre un temps. Ma respiration s’est coupée, puis j’ai compris. Le succès m’étais offert sans regard sur la stratégie. J’ai ouvert la bouche pour reprendre le cours de ma existence. Exténuée par cette jouissance à laquelle je n’avais participé qu’en présence, je regardais ma poitrine sur laquelle sa tête se reposais désormais.

Puis, je ne sais pas ce qu’il s’est passé. J’ai senti la chaleureuse douceur de ses lèvres dans le cou et en ouvrant les yeux, j’étais seule dans le lit. Laissant mon ventre vulnérable à l’assaut du souvenir de cette nuit, un cataplasme insaisissable de tendresse gourmande m’a pris la gorge et ne me quitte plus.

“Il est temps que tu te dévoiles. Le ruban sur tes yeux ne t’a protégé que trop peu. Tes pieds sont pris dans un filet de ta propre confection duquel il t’est aujourd’hui impossible de te défaire. Les liens sont solides entre tes mains qui ne touchent plus la terre depuis plusieurs saisons déjà. La nuit sur tes pensées t’a dérobé de toute lumière. Le jour n’a plus sur toi que l’effet de l’alcool avec lequel tu arroses ta peine. Peine qui s’allonge à chaque inspiration que tu acceptes à contre cœur.

Je ne souhaite pas que l’on dise de toi que tu n’aies pas voulu te battre, pour plus d’équité, pour le partage. Les ressources dont j’ai pu jouir auront été le fruit d’un travail que nulle autre que toi osait fournir. Qui de ces hauts cols aux mains larges et grasses auraient pu de moitié égaler ta tâche. Je n’ai que le regret de ne pas avoir pu en envoyer plus visiter leurs ancêtres pour un séjour sans détour, et surtout sans retour.

Mon temps est écoulé, et ton œuvre s’achève avec la dernière cible. Il s’assied sur son peuple comme sur une chaise en bois noble. Qu’importe son essence tant qu’elle lui sert. Fidèle assise, jusqu’à le chauffer l’hiver s’il manque de bois. Celui ci sera son dernier.

O.”

Passage d’une lettre destinée à Andramo, quelque jour avant son arrestation.

Même saoul, allongé contre le siège de son pouvoir, Andramo conserve l’autorité sur son visage qu’il ne manque pas de garder droit. Son corps, lui, épouse maladroitement le bois sculpté du flanc droit du trône. Devant celui ci, gisant dans un miroir pourpre, l’homme qui aurait pu être son père reflète ses derniers instants.

Le bruit

De la musique s’échappe au dessus de la cime des arbres. Elle jailli des instruments des musiciens présents comme l’eau jailli d’une source. Fraîche et entraînante, elle symbolise parfaitement la douceur de cette fin d’été. Cette fraîcheur entraînante se retrouve dans les rubans bleus et blancs accrochés en guirlandes entres les arbres alentours.

C’est avec
le sourire au cœur
que les habitants de Toreigne se tiennent par la main ou la hanche et se lance d’un corps à l’autre au rythme des percussions et des cordes qui vibrent.

Le festival des Cinq Sommets attire chaque année toutes sortes de voyageurs. Il a lieu hors des mur de Toreigne sur le lieu présumé du défi de Costos. Ce défi consistait à prouver que de tous les dieux, il était le danseur le plus apprécié, tant dans sa maîtrise des pas que dans l’art d’inviter à danser.

Il est particulièrement vénéré dans la région, entre autre par ceux qui espère le succès dans leur art ou bien plus simplement dans leur entreprise qu’elle en soit sa nature.

“Encore un festival sans cavalière,” soupire Quam.

“Oh, tu sais ce qu’on dit Quam, souris à la foule et Costos ne tardera pas à t’inviter à danser !” dit Niraneo.

“Si c’était si facile…”

Une jeune femme s’approche. Ses yeux pétillent comme les couleurs de sa robe, et son sourire est loin d’être en poche, remarque Quam. Quand elle est face à lui elle lui demande sans présentation ni détour “M’accorderais-tu cette danse ?”

________________________________

Ce texte en format audio => Soundcloud

Mes autres textes du défi en formats audio => Soundcloud

6 lignes – Jour 97

amorcepour6lignes:

Quelqu’un d’autre fut désigné.

Quelqu’un d’autre fut désigné. Eric soupira de soulagement. Il avait tellement besoin de cette nuit. Il s’était endormi, ce soir là, plus tôt qu’à son habitude. Il faisait encore jour, mais la fatigue s’était présentée très séduisante. Elle l’avait emportée avec lui pour un tour. Et quelques heures à peine plus tard, elle le laissa de coté au profit d’un autre. Eric ayant d’autres projets pour cette nuit n’en fut que plus heureux. Il pouvait enfin écrire cette histoire jusqu’au bout.