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Monologue :
Des fois, je rentre le soir.
Ma tête est loin des étoiles.
Les
pensées se battent, se lancent, s’esquivent et se ratent.
Tout
semble être fait de sorte à ce que je ne puisse qu’assister à cet
horrible spectacle.
Ça va très vite.

J’évite le regard des autres, de peur qu’ils soient pris dans
cette guerre éclaire. La moindre question me semble aussi arrogante,
exaspérante et méchante que la façon dont j’y répond. Pourtant
c’est pour m’aider. Je le vois. Je le vois bien,Vraiment. Mais je ne
veux pas d’aide. Je suis stupide. Laissez moi être stupide. Au moins
pour la soirée.
Après j’irai mieux, dis-je, peinant à me
convaincre.
Rien ne va.

En tout cas, c’est ce qu’ils essaient de me faire croire.
T’as
ça, et ça. C’est toujours pas fait ! dit-elle d’un ton agressif et
peinée. Tu la reconnais tout de suite cette voix qui profite de
l’obscurité.
Ses ténèbres t’engouffrent.
Quand tu ne sais
pas.
Quand tu es perdu.

Quand tu doutes…

Elle adore ça. Elle adore ça ! Elle en abuse. Elle s’en nourrit.

Mais au fond. Toi et moi, on sait. On sait très bien. Quand on y
songe, au fond. C’est nous qui la logons. On en profite. Elle nous
rend fou. Elle nous donne une raison d’avoir tord. Et ça, ça nous
soulage. Dans notre stupidité, on se dit que ce n’est pas de notre
faute. Qu’on a pas la force de faire mieux. Alors on l’écoute.

Oui je suis un gros con.
Oui je suis incapable.
Oui, je n’ai
pas réalisé le quart de la moitié de mes projets en cours.

Parfois, je crois que je vais me battre.
Demain, je vais faire
ce truc que j’ai toujours voulu faire.
Je suis tout excité à
l’idée de démarrer.
Je démarre.
Tout va bien jusqu’à ce
qu’arrive ce moment où il me manque une donnée. Après quelques
petites recherches infructueuses pour palier à ce problème, trois
jours sont passés.
J’ai l’impression d’avoir perdu mon temps.
Je
réalise que je ne sais pas.
Je doute.

Et quand je doute trop. Ma tête devient malade. Mes pensées sont
malades. Elles commencent à travailler contre moi. Pas par choix,
non. Parce qu’elles sont malades. Elles sortent des idées malades.
Et ça prends énormément de place. Parce que je les loges. Il faut
que j’arrête. J’en suis pas capable pour le moment. Je me répète.
Ça va très vite.

Rien ne va. Alors, je ne contrôle plus rien.
Je ferme tout.
Je
retiens. Tant que je peux en tout cas.

Puis évidemment j’écate. L’émotion monte. Avant je pleurais,
aujourd’hui je chante puis je pleure.

Pleurer ça libère. Chanter ça supporte. J’ai chanté ce soir
jusqu’au moment où je me suis vu me prendre dans mes bras. Comme si
un second moi était là et me disait “Allez, c’est pas grâve.
Aucune importance.” tout doucement, calmement. Le tout dans une
étreinte chaleureuse et pleine.

Lâcher prise… C’est cool.

Je n’arrive pas à parler,
ce n’est pas grave. J’ai écris, c’est déjà ça.

Nocturne n°4 – Silence

Toujours aucun sens, tu m’énerves !

Eh bien lit de haut en bas, peut être qu’ainsi tu trouveras.

Divagation, aussi je perds mes mots et c’est peu dire. J’offre tout, et peu, d’idées insensées en paroles chuchotées, en tout cas j’essaie. J’écris, ça passe, s’efface. Je n’ai pas le temps. Heureusement l’envie est là.

Quoique … Hmm ? … Si, j’en suis sur. Je veux sortir ! De quoi donc ? Partons ! Pour se rendre où ?

Il faut que j’arrête. Oui, arrêter de penser, non seulement ça m’amène à rien, mais pire, ça m’emmène partout.

Et mieux que pire, dans des endroits que je préférerais éviter. Un évier. Quoi un évier ? Suis un peu s’il te plait, je me perds, c’est pas trop demandé tout de même ?

Ils sont lourds ses profanes. Que dis-tu ? Parles plus fort je n’écoute pas. Ah, tu ne disais rien, d’accord. Continue, surtout t’arrêtes pas.

J’aimerais qu’il neige. Beaucoup, tout de suite, partout. J’en ai marre d’avoir froid au mains. Et c’est pas le moment de faire semblant de quoi que ce soit. Maintenant qu’il a pointé le bout de son nez et déposé son premier manteau, il ne peu plus faire machine arrière. J’espère.

Tu m’exaspères, tu me fatigues, plus je te suis et moins je trouve ma place. Elle n’a probablement jamais été là. Et sans nulle doute ta faute, il faut croire que j’aime trouver un coupable. Encore plus quand je n’ai pas envie que ce soit moi ou qu’il n’y en a pas. Coupable est celui qui l’est. Moi je souhaite être innocent si ce n’est de ce que je deviens et tends à devenir, au moins de ce que je ne contrôle pas, la colère, la morosité, la réalité.

Chut, maintenant, et pour toujours, tais toi.

Oh, tu es tombé ? Eh bien, relève toi, rigole, pleure. Ça importe peu, et tu iras mieux.

Prends ta chute à deux mains, et demain fera de toi un relevé, non ?

Ahah, idiot.

Nocturne n°3 – Mon ombre

Depuis le premier rayon de soleil, un reflet éternel de mon être physique s’avance pas à pas avec moi. Aussi illogique que cela puisse paraître, elle fait partie de moi. De l’est à l’ouest, elle se balance, et se balance de ce que je fais et où je vais. Seul juge de mes actions, je décide pour elle et moi. L’obligeant, la traînant, sans doute, que j’ose seulement y croire, parfois dans ma folie quotidienne.

Aucune discussion, le regard suffit. Et dans l’obscurité notre noirceur se mélange harmonieusement. Une mère de pensée me berce en marée haute sous la tempête apocalyptique provoquée par une infirme goutte d’eau.

Le vase casse et inonde le donjon, ma chambre. Commence alors, là, dernier retranchement encore sauf, The Gardens, the fight for my sanity. Les armes de la morosité et de la colère affûtées par la réalité fracassent les boucliers de bois des soldats de l’insouciance. La voix d’un violon se fait entendre et lui pleure les morts tout en encourageant les vivants à se battre.

Il pleut des cordes, et même sans ce vent, personne ne penserait à les prendre pour s’échapper de ce fond sans trou. Les boucliers cèdent, l’un après l’autre. Tous, il ne reste plus personne pour défendre l’entrée des jardins. Le roi fou de ces lieu fait-il semblant de ne rien voir, ou envoie-t’il tout sujet susceptible de défendre sa position quelques minutes de plus.

Le violon cesse de pleurer, cédant sa place au piano, qui mélancoliquement pardonne la tragédie. Il sait que ça ne sera pas la dernière bataille, autant que ce n’était pas la première.

Je sombre, un autre monde envahit les jardins, il n’a rien à voir avec la réalité. Il regroupe des inconnues mais aussi des connaissances. Dans quel ordre et pourquoi ? Une réalité altérée ?

Peu importe, dans celui là, je ne suis plus une ombre du sombre ignorant qui jouit de toute une vie sans savoir quoi en faire.

Elle fini toujours par fleurir

Tôt ou tard, car il est plutôt compliqué d’agir avant qu’elle se déclare, il arrive qu’elle emporte tout sur son passage. Un orage sans pluie, la foudre tombe. Ça explose, ça souffle, le tout est à terre.

Bien que certains murs, qui à cette idée sont réfractaires, elle arrive toujours à se satisfaire.Son comportement n’est qu’empressement, un stress ultime qui la pousse à bout. Ou dans certains cas, le vase qui fait déborder la goutte, car d’aucun tas, on ne peut juger la taille unanimement. Il y en aura toujours un malin pour dire que c’est pas assez bien, ou bien trop tout court. Court écrit pour qui crie tard et tôt, une plante grimpante, sa Colère pousse en pot.

Nocturne n°2 – Badinerie

 A peu près maintenant, que le ciel soit chargé, ou épuré, que tu aies finis ou que tu commences, elle n’attendra pas. Et s’entamera le début de la fin, et aussi la fin d’un début. Il a commencé tout à l’heure, tu te levais. Sans doute, si tu lis ce texte en restant proche, tu pourras comme sous un porche faire le lien entre les deux morceau de ce même bâtiments de la vie. Cette seconde partie du cycle qui régule tes heures. En sommeil ou en éveil, tu es forcément ballotté, vivement ou pas, par ce son. Qui revient à la charge comme une badinerie, pareille à celle de J.S. Bach, la n°2. Badinerie n°2 ou badinerie tout court, c’est amusant de voir que quoi qu’il arrive, on plaisante pas avec elle. Elle te tombe dessus comme tombe le jour. Il est impossible de l’arrêter, elle vient et repart sans dire mot. Quoique, on la dit bonne conseillère. Mais au vu de ce que je pourrais abusivement écrire pour cette seconde nocturne, je dirais juste qu’elle est témoin de mes folies.

De là à lui vouer culte ou autres éloges pompeux.. Bon, cela me va, noire, calme, sereine, reine tout court, patiente, et compréhensive, et meurtrière quelque fois.

C’est en ses bras que quelques fois, certains se perdent, seul, ou seuls, dans une situation, ou une autre qui pour aucune raison n’aurait pu être autrement, autre temps, uniquement pour le présent maintenant passé, laissant place à un futur sans distinction d’avec le subjonctif, mais ce serait plus-que-parfait si je faisais une suite indicative sans déterminer la nature possessive de mon proprement dit attachement à cette façon de te perdre sur une phrase qui n’en finis pas, tout en gardant à l’idée de te souligner que contrairement au texte suivant, je te tutoie, toi qui lis.Est ce que cela change quelque chose ? Peut être, cela change le rapport de toi à moi, plus proche ? Ou plus lointain, le vous impose le respect. Mais est-il réel ? Le tu est personnel, mais est-il respectueux ? En tout cas ici je te respecte, du moins je pense, d’ailleurs si tu continues à lire, c’est que oui.

A moins que tu sois bloqué sur un morceau, et que outré tu attends la fin pour me démontrer ma faute de t’avoir pris au dépourvu au coin d’un paragraphe et au coeur d’une pensée pour passer à une autre sans prévenir ce qui t’auras, et ta place j’aurais fait pareil, sans aucun corroder ta fatigue qui se désagrège à chaque fois que je te coupe, comme ceci, d’une virgule, puis d’une autre, sans cesse et sans cesse jusqu’à ce que la paresse me déleste, de ce que j’ai à raconter, cette noctunre et motdesque badinerie. Aussi, pour te frustrer, je te laisse là, las de toute cette foutaise, je me laisse doucement descendre accroché à la corde de cette poulie qui tire en même temps le rideau, la nuit, et le jour dans quelques longues heures.

Je m’y suis pris le pied, mais cela me plais