Interprétation d’un battement de cœur

Mon cœur à sa façon, est bien d’autres choses que polisson.
Quand il chante ou danse en rond, il est capable et vraiment bon.
Passé un temps, passé la réflexion, on l’entend, on l’attend, il devient con.
A
la nuit tombée, à l’arrivée de la rosée, l’heure est habituellement
réservée aux habitants des bois, les fées. Lui se réveille, se révèle,
d’une veste brodée pour trôner, impérieux dans sa fuite à peine masquée,
folie faussement gardée. La grandeur de son dessein n’a d’égale que son
déclin.

Garde robe et capuchon

Il neige des pensées abstraites
Précises, mais sans fond
Elles couchent sur mon champ de vision
Forment une épaisse misère

Un mélange informe
Une équation sans inconnue
Et pourtant non résolue

Je dors au fond du placard
Il fait sombre, et noir
Parfois la porte s’ouvre
La poussière me recouvre

J’suis pas un de ces stylos
Qu’on ressort tous les soirs
Juste un vieux polo
Trop grand pour le tiroir