Valserine

Remous en amont. Les galets sont tiède, doux et poreux, l’eau est froide, mordante et claire. L’air est reposant, et s’écoule doucement le long du lit d’ovales. Un enfant joue. Une pierre après l’autre, ricoche ou crée de nouvelle îles, ou chemin à emprunter pour le liquide par endroit transparent.

A l’ombre, se repose la surveillance, observante sérénité, cherchant, par moment un galet à collecter. Elle est grande, et souriante, bien qu’un peu fatigué.

Le barrage est construit, finis, terminé. Il bouche un seizième de la rivière. Plus loin ça s’écroule, s’effondre, s’étale.

En remontant, sortant ce petit monde des plaisirs des berges, sous l’ombre des bois, passant les clairières parsemée d’orties, de chardon, de berce, l’histoire d’un soldat ressurgit, contée. Une balle l’a atteint au mollet. La plaie, la blessure, le trou s’infecte. Le soldat, pour une raison qui aujourd’hui s’échappe, se bande, se panse, se soigne, en appliquant du buis sur l’origine de son mal. Idée qui lui fut bénéfique. Cicatrice, rééducation, il marche.

Sorti du bois l’air chaud s’appuie d’une main fatiguée sur nos épaules à chacun. Mon petit frère, ma mère, et moi

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s